Vous pensez être incollable et tout savoir sur la Cité Corsaire ? Nous parions qu’il y a sûrement quelques anecdotes sur notre belle ville que vous ne connaissez pas encore !

Saviez-vous que Céline Dion a tourné un clip à Saint-Malo ?

En 1982, la jeune Céline Dion, alors âgée de seulement 14 ans, interprète « Tellement j’ai d’amour pour toi« , une touchante déclaration d’amour à sa mère. Ce titre, premier single de sa carrière, devient un énorme succès au Québec (n°3 au palmarès) et lui vaut même la médaille d’or de la meilleure chanson au Festival mondial de Tokyo, devant 115 millions de téléspectateurs !

« Tu m’as ouvert les yeux, tu as guidé mes jeux…« , Une chanson tendre et universelle, où Céline exprime toute sa gratitude envers sa mère, promettant de rester son « enfant » pour toujours.

Et devinez où a été tourné le clip ? Dans les ruelles et sur les remparts de Saint-Malo, offrant un cadre magique à cette mélodie intemporelle.

Un moment historique pour la Cité Corsaire… et pour la carrière d’une future légende !

1916 : Saint-Malo choquée par un scandale de baignade jugée « indécente » !

En pleine Première Guerre mondiale, alors que la France est en crise, deux jeunes femmes osent défier les bonnes mœurs à Saint-Malo !

Leur crime ? S’être baignées presque nues sur la plage de Bon-Secours. Un véritable scandale pour l’époque ! La police est appelée, et l’affaire est même portée devant la justice.

Extrait de la presse locale de 1916 :

Dimanche dernier, la même scène a connu un véritable scandale. Deux jeunes femmes, vinrent se baigner dans une tenue presque transparente, s’exposant nues aux rayons du chaud soleil. On comprendra aisément les réactions indignées des habitués et notamment des nombreux parents qui avaient amené leurs jeunes enfants jouer sur le sable.

Un siècle plus tard, cette anecdote nous rappelle à quel point les normes évoluent.

Août 1921 : la visite inattendue d’une reine au grand courage

Au début du mois d’août 1921, la Reine Marie de Roumanie, venue séjourner au Grand Hôtel de Saint-Lunaire, fait une halte marquante à Saint-Malo.

Initialement attendue à l’hippodrome de Marville plus tôt, des circonstances imprévues la retardent, mais sa visite finit par ravir les Malouins.

Née princesse britannique, petite-fille de la reine Victoria et du tsar Alexandre II de Russie, Marie devient reine consort de Roumanie en 1914. Connue bien au-delà des cours d’Europe, elle s’est distinguée par son courage et son dévouement pendant la Première Guerre mondiale : infirmière auprès des soldats blessés, soutien actif aux civils frappés par épidémies et visiteuse infatigable des lignes de front, elle gagne le surnom de « reine infirmière ».

Après le conflit, elle brille encore sur la scène internationale comme négociatrice respectée lors de la conférence de paix de 1919 à Paris.

Des tuberculeux à Paramé ? Pas question !

Au début du XXe siècle, la tuberculose est le fléau de l’époque. Cette maladie infectieuse, qui s’attaque aux poumons, tue des millions de personnes en Europe. On l’appelle alors la « peste blanche ». On sait qu’elle se transmet, mais on ne sait pas encore vraiment comment la soigner. La peur est immense, souvent irrationnelle.

C’est dans ce contexte qu’éclate une polémique à Paramé. En 1902, le docteur Antoine Page dépose les statuts de la Maison de Santé de Rochebonne, un établissement prévu sur la falaise au-dessus de la plage du Minihic. La rumeur enfle aussitôt : et si cet établissement accueillait des tuberculeux ?
La population s’affole. Et pour cause, un sanatorium dans une station balnéaire, c’est la catastrophe assurée pour le tourisme. La municipalité l’avait d’ailleurs déjà tranché par arrêté dès le 31 août 1901 : la présence d’un tel établissement éloignerait les estivants et causerait, selon ses propres mots, « la ruine de la station balnéaire et du pays tout entier. »

L’établissement ne verra jamais le jour.

Le gala d’un champion Olympique au Casino de Saint-Malo

En 1928, Philippe Cattiau organisait un gala d’escrime à Saint-Malo. Et il en a profité pour battre le champion italien.

Lundi 27 août 1928. Au Casino de Saint-Malo, un grand gala d’escrime est organisé au profit du Bureau de Bienfaisance. Derrière l’événement, un Malouin : Philippe Cattiau, quintuple champion de France et membre de l’équipe olympique.

Ce soir-là, devant le public malouin, il s’impose au fleuret face à l’Italien Marcello Garagnani sur le score de 12 touches à 8.

Ce que le public ne sait peut-être pas encore, c’est que cet homme-là terminera sa carrière avec huit médailles olympiques au compteur, dont deux en or. L’un des sportifs français les plus titrés d’avant-guerre, élevé au rang de « Gloire du sport ».

5 choses que vous ignorez sur Saint-Malo :

→ 5 choses que vous ignorez sur Saint-Malo ! Partie 1

→ 5 choses que vous ignorez sur Saint-Malo ! Partie 2

→ 5 choses que vous ignorez sur Saint-Malo ! Partie 3 – Spécial Route des Orgues

→ 5 faits que vous ignorez sur Saint-Malo ! Partie 4

→ 5 faits que vous ignorez sur Saint-Malo ! Partie 5